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La terrasse du Pincio au coucher de soleil

 Notre voyage culturel à Rome : sur les pas de Stendhal 

Du 18 au 21 septembre, les membres du Cercle des Amis de l’Institut Diane de Selliers ont eu le privilège de découvrir Rome à travers le regard passionné de Stendhal, l’un de ses plus fervents admirateurs. Ce séjour leur a permis de plonger dans une Rome sensible et profondément humaine, telle que l’écrivain l’a parcourue au fil de ses promenades entre 1827 et 1829.  

Avec Promenades dans Rome, Stendhal n’a pas écrit un guide au sens ordinaire du terme. Il a composé une véritable déclaration d’amour à une ville qu’il considérait comme une créature vivante, un univers où l’histoire, l’art, la beauté et les émotions se rencontrent à chaque coin de rue.

Suivre Stendhal à Rome, c’est s’abandonner à une promenade où le Colisée devient le théâtre du sublime, où les places invitent à la rêverie au murmure de leurs fontaines, où les palais, les églises et les jardins révèlent les chefs-d’œuvre de Michel-Ange, Raphaël, Le Bernin ou Caravage. C’est aussi découvrir une ville habitée par les souvenirs des empereurs, des papes, des artistes et des voyageurs qui l’ont façonnée au cours des siècles.

Rome selon Stendhal est bien plus qu’un musée à ciel ouvert. C’est une ville vibrante, animée par ses salons, ses conversations, ses fêtes, ses paysages baignés de lumière et cette douceur de vivre italienne qu’il admirait tant.

À l’époque du Grand Tour, les artistes et les écrivains de toute l’Europe venaient en Italie pour former leur regard et nourrir leur imagination. Le séjour romain marqua profondément l’œuvre et la sensibilité de Stendhal, au point de faire de lui «le plus italien des écrivains français», comme l’historien de la littérature Paul Hazard l’a justement souligné.

Durant ces quatre journées, nous avons renoué avec cet esprit du voyage en marchant sur les pas de Stendhal et en découvrant les lieux qui l’ont émerveillé. Histoire, littérature et art se sont ainsi mêlés tout au long de notre parcours, nous offrant une autre manière d’appréhender Rome, non comme un simple ensemble de monuments, mais comme une expérience esthétique et intellectuelle unique.

Hauteville House
La terrasse du Pincio au coucher de soleil

Comme l’écrivait Stendhal lui-même, il existe deux façons de voir Rome : parcourir méthodiquement ses quartiers ou « courir chaque matin après le genre de beauté auquel on se trouve sensible en se levant ». C’est cette seconde voie que nous avons choisi d’emprunter, en nous laissant guider par notre sensibilité et par la beauté des lieux.

Au fil de nos visites, de nos échanges et de nos moments de lecture, nous nous sommes laissé porter par les mots de l’un des plus grands voyageurs du XIXᵉ siècle, à la découverte d’une Rome qui n’est pas seulement une ville à visiter, mais une ville à contempler et à ressentir profondément.

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